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La famille Jean Maurer et
moi, c'est une histoire qui date, puisque je leur ai fait
découvrir, en 1988, l'amplificateur LECTRON JH 50,
qui a fait flasher Jean et Christine par la douceur et le
réalisme de sa reproduction.
C'est ainsi qu'a
commencé ma saga avec les produits de Jean
Maurer.
Je suis l'heureux
propriétaire d'un "THEME V", c'est-à-dire,
un ampli LECTRON JH 60, un préampli LECTRON DA 60
et une paire de JM 370E reliée à l'ampli
par des doubles câbles TRANSPARENT AUDIO, le reste
de la connectique provenant du vaste choix que l'on peut
trouver chez Jean Maurer. Pour la source, il s'agit d'un
lecteur de CD SONY XA 7ES dont j'utilise la sortie
digitale, qui est reliée par un câble VAN
DEN HUL MC-SILVER à l'entrée digitale du DA
60, pour un résultat final qui a laissé
pantois plus d'un amateur, que ce soit de classique, de
jazz ou de pop.
Je me rends quelquefois
le jeudi soir à Aubonne, avec les dernières
galettes sélectionnées par la
dernière VRAIE disquaire de Lausanne, DINA qui
travaille encore quelques mois chez Foetisch, à la
rue de Bourg à Lausanne; la musique, elle
connaît.
Ce soir là, il y
avait les JM 370E qui étaient en service. Le choix
de CD que j'avais apporté, je l'avais bien dans
l'oreille comme on dit. Moi qui ai visité des
centaines d'expositions de matériel Hi-Fi, il y a
des années en arrière, j'avais
commencé à les délaisser parce que
je ne ressentais plus le grand frisson/chair de poule...
Eh bien là, mes chers, je dois dire que ce
fût un choc émotionnel incroyable. Un de
ceux qui vous laisse sans voix, en se demandant ce qui
arrive. J'ai été si bouleversé, que
des larmes de bonheur ont coulé sur mes joues
rosies par l'émotion. Je ne m'attendais pas
à une écoute aussi naturelle et me suis
même demandé: mais où sont
passés les haut-parleurs ? J'étais
soufflé par tant d'aisance dans le grave, tant de
présence dans le médium et tant de
précision dans l'aigu, le tout assemblé par
des filtres savamment conçus pour ne pas
interférer avec les impulsions électriques
délivrées par le LECTRON JH 60.
Le résultat est
impressionant et l'on se demande bien quelle sera la
prochaine modification qui pourrait encore
améliorer ce chef d'oeuvre de lutherie.
L'endroit où se
trouve ma chaîne est plutôt pas très
grand, mais au niveau du son très bien
équilibré, puisqu'il n'y a pas de
matériaux réfléchissants tout autour
et un toit au plafond mansardé. Je peux
l'affirmer, cela sonne diablement bien.
N'en croyant toujours pas
mes oreilles, j'ai demandé à deux de mes
très chères Amies de longue date,
Marie-Paule qui court d'une salle de concert à
l'autre et Dina (voir plus haut) qui a une culture
musicale et une connaissance de la branche comme bien peu
de disquaires. Toutes les deux étant
affublées d'une fine paire d'oreilles et qui,
très politiquement incorrect, disent si c'est pas
bien; donc des personnes intègres.
Je vous fais grâce
des références et des titres, mais tous les
styles de musiques y ont passé. Du jazz, du
classique, du pop, des grands orchestres, des trios, des
solistes et même des tangos. Marie-Paule se tenait
la bouche comme si elle avait eu une apparition, Dina
quant à elle était partie dans une sorte de
trip. Les commentaires de mes Amies tournaient autour de
l'incroyable réalisme sonore. La précision
de l'emplacement des musiciens dans l'espace, le
réalisme sonore, clair, précis comme dans
une salle de concert. Elles n'en pouvaient plus. Elles
m'ont dit que les haut-parleurs se faisaient oublier,
parce que la musique jaillit de partout. Elle tournoie,
virevolte aussi bien derrière que devant les
colonnes. Elles aussi ont senti l'émotion les
envahir avec la chair de poule et les cheveux qui se
dressent sur la tête. Le coup de grâce a
été le SACRE DU PRINTEMPS de STRAVINSKY
dirigé par Seiji Osawa à la tête du
Chicago Symphony Orchestra, enregistrement qui date de
1968-1969, label RCA-09026 63311 2. Cette prise de son,
qui n'est plus toute jeune, est d'une qualité
sonore que l'on fait rarement, même
aujourd'hui.
C'est un déferlement de percussions, de grosses, de très grosses caisses, de cuivres étincelants et de cordes malicieuses. On a presque peur devant tant de violence et on est kidnappé par toutes ces images qui se bousculent dans notre esprit avec la clarté et la précision d'un LEICA. Jean Maurer, avec ses JM 370E, est à la musique ce qu'est LEICA à la photographie; c'est à dire, le LEICA de la reproduction sonore. Un grand pas vers plus de réalisme et en direction de l'orchestre vient d'être franchi. Ce qui fait me demander si ça vaut encore la peine de se rendre au concert.
Ne croyez surtout pas que
j'exagère: si vous voulez vous en rendre compte
par vous-même, alors, le jeudi soir jusqu'à
21h, Jean Maurer vous reçoit dans sa salle de
musique pour vous faire participer à ce pur moment
de bonheur qu'est la découverte du secret de la
transparence sonore.
René Astori
Un fidèle des produits Jean-Maurer
CH 1008 Jouxtens-Mézery